
« Rien ne pousse ici, ni la dérision des pauvres, ni le rire gras du pouvoir ». Un texte coud l’ensemble du film, ramassé dans la puissance évocatoire des mots. Ils concentrent la poésie du révolté et la violence de l’histoire individuelle au regard de l’histoire collective. À la brutalité des destinées répond la crudité des vocables. Depuis le pont entre passé et présent, Zaho Zay traque le trauma de Madagascar comme celui de l’enfance. Berceuses et contes enfantins réveillent les meurtrissures de la petite et de la grande Histoire tandis que dans le tissu des images, des gestes, des traditions, des savoir-faire survivent. Là où le passé emprisonne, les images résistent, les mots ressuscitent.[1]
Équipe technique
- Réalisation
- Maeva Ranaivojaona, Georg Tiller
- Image
- Georg Tiller
- Musique
- André Fèvre, Terence Meunier
- Montage
- Barbara Bossuet
- Production
- Georg Tiller, Maeva Ranaivojaona, Thomas Lambert
Sociétés
- Production
- Subobscura Films
- Coproduction
- Tomsa Films
Photographies 3



