
Week-end tragique pour la France en ces premiers jours de Juin 1940. Le cinéaste a choisi, tout comme le romancier Robert Merle, de nous faire assister à cette « bataille stratégique », par le petit bout de la lorgnette : c’est le point de vue de Julien Maillat, « trouffion » bien de chez nous, déluré, coeur tendre, bon copain, écoeuré par les horreurs de la guerre mais capable d’héroïsme. Autour de Maillat et de sa « popote » (comprenant le cuisinier, « l’abbé », et tel pionnier du marché noir), le scénario se développe non selon une progression dramatique, mais plutôt selon une constellation de motifs. Les séquences se juxtaposent en fonction des va-et-vient de Julien Maillat : les bombardements et les mitraillages en rase-mottes, l’hôpital de fortune, les manoeuvres d’embarquement, l’avion allemand descendu par le FM d’un gars de Bezons, puis l’embarquement aussitôt suivi du bombardement et de l’incendie du cargo, etc. Julien Maillat fait la connaissance d’une jeune fille, restée seule dans la bataille, cramponnée à sa maison familiale. Cette dernière, aux prises avec deux soldats qui veulent la violer, est défendue par Julien qui abat les soudards. Nous assistons ensuite à l’ébauche d’un amour entre Julien et sa protégée, à leur rendez-vous pour fuir ensemble, à la séparation des co-équiplers de la popote ; enfin à la mort de Julien, tandis que les troupes françaises vont embarquer et que la jeune fille arrive sur la plage avec ses valises à sa rencontre.[1]
Distribution 47
- Jean-Paul Belmondole sergent-chef Julien Maillat

- Catherine SpaakJeanne

- François PérierAlexandre

- Jean-Pierre Mariellel’abbé Pierson

- Pierre MondyDhéry

- Georges Géretle fusilier-mitrailleur Pinot

- Marie DuboisHélène, la femme d’Atkins

- Ronald Howardle capitaine Robinson

- Albert RémyVirrel, le soldat au charreton

- Jean-Paul Roussillonla gouape

- Pierre Vernierun croque-mort

- Dominique Zardile caporal-chef réceptionniste

- Paul Préboistle soldat qui boit

- Bernard Mussonun croque-mort

- Michel BarbeyClaude Cirilli

- Gérard Darrieuun sergent-chef

- Marie-France BoyerJacqueline, l’infirmière

- Julien Verdierl’infirmier

- Charles Bouillaudle soldat rouspéteur

- Robert Deslandes
- Paul Pavelle gardien du dépôt de carburant ?

- Robert Rollisle soldat à bicyclette

- François Guérinle lieutenant pressé

- Rolph Spathun espion allemand
- Eric Sinclairle capitaine Clark

- Marie-France MignalAntoinette, la sœur de Jeanne

- Pierre Colletle capitaine français

- Donald O’Brienle sergent anglais contrôlant les files

- Kenneth HaighJohn Atkins

- Jean-Claude Dubois
- Louis Viretle chauffeur du lieutenant

- Nigel Stockle sergent anglais transportant un cheval à bascule et brûlé lors de l’attaque
- Raoul Delfossele soldat annonçant la mort d’Alexandre

- Alan Adairle lieutenant anglais sur la plage ?

- Christian BarbierPaul

- Beatrice Cenci
- Maurice Auzelun soldat dans l’abri

- Colin MannRôle indéterminé
- Anthony Stuartle capitaine anglais sur la plage ?

- Robert Bazilun soldat dans l’abri

- Bob Lerickle chauffeur du camion des morts

- Christian Melsenun espion allemand
- Jacques Ferrièreun autre gardien du dépôt ?

- Pierre ColletLe capitaine Français
- Robert Napier
- René Penetra
- Roger RudelPremier speaker

Équipe technique
- Réalisation
- Henri Verneuil, Claude Pinoteau (assistant)
- Scénario
- François Boyer, Henri Verneuil, Robert Merle
- Dialogues
- François Boyer, Robert Merle
- Image
- Henri Decaë
- Musique
- Maurice Jarre
- Montage
- Claude Durand
- Décors
- Robert Clavel
- Son
- René Longuet
- Production
- Robert Hakim, Raymond Hakim
Sociétés
- Production
- Paris Film Production
- Autre société de production
- Studiocanal
Sélections
Cannes 2017
- Cinéma de la Plage — Henri Verneuil
Lieux de tournage 3
- Bray-Dunes
- Dunkerque
- Nord-Pas-de-Calais
Affiches 5
Photographies 17






















