Cinéma Français

« Je me souviens de Varsovie sous les bombes ce jour du Kippour, jour du Grand Pardon de l’an 1939. Un an plus tard, les juifs de Varsovie et des environs, près de 600 000 personnes, soit la population d’une ville comme Lyon ou Munich à l’époque, sont transférées et enfermées dans l’espace de quelques rues. Le ghetto de Varsovie est né. Coupés du monde par un mur d’hostilité et la menace de la mort, les juifs continuaient néanmoins d’espérer. Certains attendaient Dieu, d’autres attendaient l’aide des hommes. Nous ayant donné la connaissance du bien et du mal ainsi qu’une conscience avec laquelle nous devons arranger, Dieu n’avait pas à se manifester. Le désespoir, en revanche, est bel et bien venu de l’absence des hommes. Pas un mot de soutien. Seuls. Les juifs étaient seuls. Jamais, pour ma part, je n’ai pu admettre cette idée là. »Le monde repose sur trente six Juste« dit rabbi Abayé dans le Talmud. »Sur dix huit mille« , dit rabbi Raba. »Sur neuf mille« , corrige encore Pascal. Aussi après avoir bataillé pour bien des causes à travers le monde, me suis-je décidé à partir à leur recherche. » Marek Halter.[1]

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Photographies 4

Fiche technique

Sortie en salle
30 novembre 1994[1]
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