
Rome, dans les années 80. D’iimprobables paysages de la ville désertée se succèdent, filmés jusqu’à l’insoutenable, lacérés de publicités, d’actualités privées de leur sens et d’images de vacances. Pour nous guider dans cette Rome « désolée » où aucun touriste ne s’aventurera jamais, une voix, celle du narrateur. Sans chronologie véritable, sans états d’âme, nous découvrons par bribes douloureuses l’implacable réalité de la vie d’un jeune homosexuel, la chronique linéaire du sexe et de la drogue comme seules perspectives… Le récit obsessionnel et précis de l’indifférence générale, des sincérités successives et du manque. Images, sons et voix se cumulent en un collage fragile, coupant et radical. Si ce constat, pessimiste jusqu’à l’étouffement, ne semble proposer aucune issue, c’est qu’il faut savoir lire entre les plans : loin de Berlusconi et des dealers, un autre film est là, un film d’amour.[1]
Distribution 1
Équipe technique
- Réalisation
- Vincent Dieutre
- Scénario
- Vincent Dieutre
- Image
- Gilles Marchand
- Montage
- Ariane Doublet
- Production
- Jean-Marie Boulet
Sociétés
Photographies 2



