Il y a en France environ 30 000 prisonniers d’une manière permanente, répartis dans 175 prisons. Il y a vingt ans, la moyenne d’age était de 40 ans. Aujourd’hui, 65% des prisonniers ont moins de trente ans. Plus de 40% d’entre eux sont en détention provisoire, c’est à dire attendent d’etre jugés. Parmi les autres, 50% purgent des peines inférieures à un an. Cette réalité est cachée derrière des hauts murs. Ce film donne la parole à ceux qui ne l’ont jamais. Des prisonniers dénoncent les conditions de détention, leur exploitation par le travail, le « mitard », les suicides… Parfois les prisonniers ne supportent plus et se révolent, comme en 1971 et 1972, comme en 1974. Une révolte contre un système d’oppression mais aussi une prise de conscience sur les buts et finalités de la prison.[1]
Équipe technique
- Réalisation
- Elia Lenasz
- Image
- Philippe Simonin
- Montage
- Elia Lenasz, Philippe Grivel
- Son
- Gérard Lecas
- Production
- Elia Lenasz
Sociétés
- Production
- Szele Alain
Sélections
Cannes 1977
- Perspectives cinéma français — Elia Lenasz