Cinéma Français

Patrie est un épisode du soulèvement des Pays-Bas contre l’Espagne. La scène se passe à Bruxelles. Le duc d’Albe envoie une foule de malheureux à la potence ou au bûcher. Un noble flamand, le comte de Rysoor, accusé de s’être absenté de Bruxelles pour aller soumettre un projet de conspiration à Guillaume d’Orange, est sauvé par la déposition d’un capitaine espagnol, logé dans sa maison. Rentrant la nuit précédente, cet officier a heurté le comte qui sortait de la chambre à coucher de la comtesse et dans une courte rixe qui s’en est suivie, son adversaire s’est blessé lui-même à la main. Or, la nuit précédente, Rysoor était bien au camp de Guillaume : il ne peut donc douter de la trahison de sa femme, l’espagnole Dolorès. Le complice de celle-ci est Karloo Van der Noot que Rysoor aime comme un fils et qui est lui-même, à l’insu de sa maîtresse, un des principaux conjurés. Une explication tragique a lieu entre les deux époux. Rysoor déclare qu’il saura bien reconnaître l’autre coupable à sa main blessée et qu’il en fera justice. Dolorès a surpris le secret des conjurés. Pour sauver l’amant, elle dénonce le mari, sans se douter qu’elle livre aussi Karloo. Rysoor reconnaît dans le jeune homme son rival. Mais que Karloo prenne le commandement, qu’il sauve les Flandres et l’époux outragé pardonnera. La lutte s’engage, les conjurés sont aussitôt cernés par la garnison et le massacre commence.[1]

Distribution 10

Équipe technique

Réalisation
Albert Capellani
D’après l’œuvre de
Victorien Sardou

Fiche technique

Sortie en salle
1er janvier 1914[2]
Couleur
Noir et blanc[1]
Son
Muet[1]