Cinéma Français

Jean-Luc Godard parle devant son image sur un écran vidéo, avec en fond sonore le bruit des appareils en marche. Il manipule les mots, les lettres, les sens, les images. Il parle de son “travail”, de son “usine”, de sa nouvelle condition d’artisan. Cet homme triste, qui règne amoureusement sur sa machine, pressent un espoir nouveau d’expression libre. Il parle aussi de son exil, de la production de son film, de ses amis, de Paris. Dans le laboratoire de la société Sonimage, deux écrans vidéo superposés montrent en simultanéité des plans d’actualités et des extraits de films. On y voit l’équipe de football de l’Ajax d’Amsterdam, le défilé du Premier mai, des fragments des films VINCENT, FRANÇOIS, PAUL ET LES AUTRES, LA FUREUR DU DRAGON ou LES DÉVOREUSES DU SEXE. Jean-Luc Godard a réalisé un document sur la vie quotidienne d’un jeune couple entouré des grands-parents et des enfants. Pierre travaille. Sandrine reste au foyer. La vie de la famille est présentée sous forme de tableaux rapides, sur un ou deux écrans vidéo. Le travail, la sexualité, l’hygiène, les souvenirs, la jalousie, l’ennui, la pédagogie… À la fin du reportage vidéo, Jean-Luc Godard réapparaît, assoupi devant les écrans qui continuent à diffuser les images et les sons. Sa main, en gros plan, s’immobilise sur un clavier. L’obscurité devient totale.[4]

Distribution 5

Équipe technique

Lieux de tournage 1

  • Isère

Affiches 3

Photographies 4

Fiche technique

Sortie en salle
24 septembre 1975[2]
Langue
Français
Couleur
Couleur[2]
Son
Sonore[3]