
Mourir à trente ans
1982[1] · Romain Goupil · César du Meilleur Premier film 1983 · Caméra d’or à Cannes 1982
Documentaire · 1 h 35[1]
Il s’appelait Michel Recanati. Il a disparu en 1978. Je l’ai tant cherché qu’il fallait que je fasse ce film pour vaincre sa disparition. En 1980, preuves et confirmation de son suicide le 23 Mars 1978. 1965. Le Vietnam, Nous avons 14 ans, nous sortons de l’enfance. La politique prend le pas sur le reve et les joyeuses inventions. D’autres images, d’autres sons s’imposent. Napalm, B 52. Je milite, mais je ne lache pas ma caméra. Nous nous lançons dans la constitution des premiers comités de lycéens qui deviendront les éléments d’avant-garde des barricades de Mai. J’adhère à la Jeunesse Communiste Révolutionnaire à condition de pouvoir filmer. Je rencontre Michel Recanati. Nous vivons dix ans, inséparables ; haine du fascisme, manifestations, Mars, Avril, Mai, réunions, enthousiasme pour les peuples en arme, congrès, Chili, meetings, Cuba, Krivine, Cambodge, 1974… Projets et interrogations. Ma génération, nos illusions. Sentiment de noyade, trop plein d’idéologie, Souvenirs envenimés. Accidents et suicides, les camarades disparaissent. Michel disparait et Michel est Mort. Les autres admettent avec un triste sourire. J’avais tout filmé. J’ai tout gardé et j’ai tout réuni.[1]
Distribution 8
Équipe technique
- Réalisation
- Romain Goupil
- Scénario
- Romain Goupil
- Montage
- Françoise Prenant, Franssou Prenant
- Production
- Marin Karmitz
Sociétés
- Production
- MK2 Films
Palmarès
César 1983
- César du Meilleur Premier film — Romain Goupil
Cannes 1982
- Caméra d’or — Romain Goupil
Photographies 4






