Cinéma Français

Il s’appelait Michel Recanati. Il a disparu en 1978. Je l’ai tant cherché qu’il fallait que je fasse ce film pour vaincre sa disparition. En 1980, preuves et confirmation de son suicide le 23 Mars 1978. 1965. Le Vietnam, Nous avons 14 ans, nous sortons de l’enfance. La politique prend le pas sur le reve et les joyeuses inventions. D’autres images, d’autres sons s’imposent. Napalm, B 52. Je milite, mais je ne lache pas ma caméra. Nous nous lançons dans la constitution des premiers comités de lycéens qui deviendront les éléments d’avant-garde des barricades de Mai. J’adhère à la Jeunesse Communiste Révolutionnaire à condition de pouvoir filmer. Je rencontre Michel Recanati. Nous vivons dix ans, inséparables ; haine du fascisme, manifestations, Mars, Avril, Mai, réunions, enthousiasme pour les peuples en arme, congrès, Chili, meetings, Cuba, Krivine, Cambodge, 1974… Projets et interrogations. Ma génération, nos illusions. Sentiment de noyade, trop plein d’idéologie, Souvenirs envenimés. Accidents et suicides, les camarades disparaissent. Michel disparait et Michel est Mort. Les autres admettent avec un triste sourire. J’avais tout filmé. J’ai tout gardé et j’ai tout réuni.[1]

Distribution 8

Équipe technique

Sociétés

Production
MK2 Films

Palmarès

César 1983

Cannes 1982

Photographies 4

Fiche technique

Sortie en salle
9 juin 1982[1]
Couleur
Couleur et noir et blanc[2]