
Sombre histoire, romancée, d’un trafiquant illustre des années 1940-1950. Elle nous est révélée par le truchement d’un autre trafiquant, bien plus modeste qui, avec son amie Willy, fait la contrebande des cigarettes. Willy recueille les derniers mots d’un homme qui meurt sur les quais de Naples, un couteau dans le dos. L’ami de Willy comprend qu’il peut essayer de faire chanter un des rois : Ascaris, dont le yacht mouille dans le port. Willy se fera inviter sur le yacht tandis que son ami fera la connaissance de la fille d’Ascaris, ce qui déclenchera d’ailleurs un amour imprévu et réciproque. Mais Ascaris en a vu d’autres. Ayant percé rapidement la petite machination, il retourne le jeu : prétextant une amnésie, il offre 15 000 dollars pour entreprendre une enquête sur son passé : avant 1942, date où il s’est retrouvé en Suisse avec 200 000 francs, Ascaris ne se souvient de rien. L’ami de Willy se lance dans une série de recherches internationales. Europe Centrale-Paris-le Mexique-Munich, en repassant par l’Espagne, où Ascaris a établi son P. C. dans une forteresse médiévale. Il rassemble ainsi les maillons d’un gang, découvre qu’après avoir appartenu à ce gang, lequel faisait avant 1942 le trafic des blanches à Varsovie, Ascaris a volé 200 000 francs au chef du gang et changé de nom pour se refaire un personnage dans la haute finance. Très vite, l’enquêteur s’est aperçu qu’Ascaris le suivait, cherchait même à l’accompagner secrètement. A Munich, il comprendra qu’il a été magistralement dupé. Pas d’amnésie. Ascaris s’est servi de lui pour retrouver un à un les témoins de son passé, lesquels ont été sans tarder gratifiés d’un couteau entre les épaules, si bien que la série d’assassinats sera imputée à l’ami de Willy. Le point faible, c’est la tendresse d’Ascaris pour sa fille : c’est pour lui celer définitivement son passé qu’il a entrepris ce nettoyage. L’enquêteur parvient à rejoindre la jeune fille le premier ; la croyant informée, Ascaris se suicide. Le film s’achève sur l’effondrement de cette fille qui ne trouve autour d’elle que des maîtres chanteurs ou des coureurs de dot.[1]
Distribution 50
- Orson WellesGregory Arkadin

- Michael RedgraveBurgomil Trebitsch

- Patricia MedinaMily

- Akim TamiroffJakob Zouk

- Suzanne FlonBaroness Nagel

- Grégoire AslanBracco

- Peter van EyckThaddeus

- Frédéric O’BradyOscar

- Gert FröbeFirst Policeman - Munich

- Anne-Marie Mersen(uncredited)

- Mischa AuerThe Professor

- Paola MoriRaina Arkadin

- Katína Paxinoú

- Robert ArdenGuy Van Stratten

- Jack WatlingMarquis of Rutleigh

- Tamara ShayneWoman in Apartment
- Terence LongdonSecretary
- Annabel
- Eduard LinkersSecond Policeman - Munich

- Manuel RequenaGeneral Martinez
- Emilio FornetParty Guest (uncredited)
- Manolita García
- José González Talavera(uncredited)
- Mateo Guitart(uncredited)
- Gordon HeathPianist (uncredited)

- Gary Land(uncredited)
- Vicente Martín(uncredited)
- Sergio Mendizábal(uncredited)
- Antonio Molino Rojo(uncredited)
- Sergio Orta(uncredited)
- Carmen Rambla(uncredited)
- Gustavo RePolice at Naples Port (uncredited)

- Robert Rietty
- Emilio G. Ruiz(uncredited)
- Jacinto San Emeterio(uncredited)
- Pedro Vidal(uncredited)
- Amparo Rivelles
- Irene López Heredia
- Arcadio Ochoa
- Hermenegildo Igarzábal
- Andrés M. Palacios
- G. Castro
- Aurelio G. Gordillo
- Κατίνα ΠαξινούSophie
- Annabel BuffetParisian woman with bread

- Manolita G. Fraile(uncredited)
- Robert RiettiAirport Control Tower Operator (uncredited)
- Billie WhitelawRaina Arkadin (voice) (uncredited)

- Angel Díaz Palencia
- Antoñita MorenoCantante
Équipe technique
- Réalisation
- Orson Welles
- Scénario
- Orson Welles
- Image
- Jean Bourgoin
- Musique
- Paul Misraki
- Montage
- Renzo Lucidi, Orson Welles, William Morton
- Costumes
- Orson Welles
- Production
- Orson Welles
Affiches 7
Photographies 23






























