
Rédacteur (on dit alors - nous sommes à la Belle Epoque - expéditionnaire) au ministère des Cultes, direction des dons et legs, René Lahirier pratique l’absentéisme avec persévérance. M. de la Hourmerie, son chef de bureau, se plaint de ne le voir qu’au jour des appointements et propose à M. Nègre, le directeur, sa révocation. Nègre qui veut avant tout avoir la paix et donner libre cours à son penchant pour les jolis minois, éconduit son subordonné mais pour le consoler, l’invite avec sa digne femme à une soirée de cabaret au « Chat Noir ». Stupeur : parmi les chansonniers, la Hourmerie reconnaît Lahirier. car celui-ci partage les heures qu’il doit au ministère entre la Muse légère des cabarets et Gaby, une Muse moins incorporelle. Supplié par son sous-chef de bureau et ami Chavarax de faire acte de présence afin de détromper la Hourmerie, René Lahirier consent à passer une journée à son bureau. Ce qui nous vaut de faire connaissance avec ses collègues : le père Soupe, dont la sénilité prend ses aises à l’abri des cartons verts (il se baigne les pieds au bureau), Letondu, un paranoïaque féru de sport et de clairon qui voue une haine tenace à la Hourmerie ; Gorguchon, ancien chapelier, qui a réinstallé un atelier dans son bureau au profit de ses collègues ; Douséphir et Gripote qui font de l’escrime, tandis que les huissiers jouent au piquet. Tout ceci empêche le conservateur du musée de Vanne-en-Bresse de trouver la Hourmerie pour s’informer d’un dossier de legs et le malheureux s’égare d’étage en étage, rencontrant chacun des « expéditionnaires » dans sa besogne favorite. Lorsqu’il arrive chez Lahirier, titulaire du dossier, celui-ci s’est déguisé en Peau-Rouge pour effrayer Soupe et quand il arrive chez la Hourmerie, le chef de bureau a été égorgé par Letondu. Cinquante ans plus tard Lahirier, devenu ministre et Chavarax, son chef de cabinet, viennent inaugurer la machine électronique à classer les dossiers. Les hommes ont disparu mais les us et coutumes demeurent ; ainsi le clairon de Letondu est remplacé par un pick-up. Un jeune conservateur, arrière-petit-fils de celui de Vanne-en-Bresse, vient s’enquérir du legs fameux. Lahirier, ému, veut lui donner satisfaction. La machine retrouve impeccablement le dossier, que le ministre va clore : Chavarax s’aperçoit d’une petite erreur matérielle. Tout est à recommencer.[1]
Distribution 34
- Lucien Barouxle père Soupe, l’expéditionnaire près de la retraite

- Pierre BrasseurM. Nègre, le directeur des dons et legs

- Pauline Cartonla vieille Ida Médard, la concierge

- Mathilde CasadesusNègre, la femme du directeur

- Micheline DaxGaby, la chanteuse, petite amie de Lahrier

- Paul DemangeOvide, le secrétaire du chef de bureau

- Pierre DorisLéonce, une vedette éméchée du cabaret « Le Chat noir »

- Noël-NoëlM. de la Hourmerie, le chef de bureau des dons et legs

- Jean PoiretRené Lahrier, l’expéditionnaire souvent absent

- Jean RichardBoudin, le concierge

- Michel Serraultle conservateur du musée de Vallembrais / son petit-fils

- Jane SourzaBuchon, la directrice des dons et legs

- Jean ParédèsGorguchon, l’expéditionnaire « chapelier »

- Christiane d’AndrieuxIda, la fille du concierge
- Philippe ClayLetondu, l’expéditionnaire « fou »

- Charles Lemontierun joueur de cartes

- Denise KernyGeorgette, la secrétaire de la directrice

- Robert BurnierRodolphe Salis, le directeur du cabaret « Le Chat noir »

- Bernard LavaletteVan Der Hogen, le sous-chef de bureau

- Charles Bayardun spectateur au cabaret du « Chat noir »

- Christian Brocardun joueur de cartes

- Noël Darzal

- Jacques GrelloChavarax, l’expéditionnaire amateur d’escrime

- Henri Coutetun joueur de cartes

- Paul VilléMaréchal, le secrétaire du directeur

- Marc Arianun « extra » lors de la réception

- Jean Bellangerle fumiste dans les couloirs de l’immeuble

- Bernard Mussonun joueur de cartes

- Hubert Deschampsle curé dans le train

- Louisette Rousseaula dame du train

- Pierre Miratun joueur de cartes

- Madeleine Suffelde La Houmerie, la femme du chef de bureau

- Zorica Lozic

- Pierre Richardun invité lors de la réception

Équipe technique
- Réalisation
- Henri Diamant-Berger
- Scénario
- Henri Diamant-Berger, Georges Courteline
- Dialogues
- Henri Diamant-Berger
- Image
- André Germain
- Musique
- Francis López
- Montage
- Françoise Diot
- Décors
- Roger Briaucourt
- Production
- Henri Diamant-Berger, Jean-Paul Vidal, André Bazin
Sociétés
- Production
- Le Film d’Art
Lieux de tournage 1
- Studios de Boulogne
Affiches 4
Photographies 3







