Cinéma Français

Dans le cadre de son émission de radio, Jean-Pierre Bouttier accueille tous ceux pour qui la solitude devient angoisse. En provoquant confidences et désirs, il n’a qu’un but : maintenir son fort indice d’écoute. A la suite d’une interview, Marie, séduite par « l’humanité » du personnage, l’invite chez elle. Là, Jean-Pierre s’ennuie, répond évasivement, écoute distraitement. A peine sorti de l’appartement, il rencontre et aborde dans l’ascenseur la ravissante et peu farouche Jeanne, dont l’occupation consiste à « visiter » les maisons des autres. Jean-Pierre, attiré par cette jeune femme un peu mystérieuse, parle de son métier, de son « courrier du coeur ». Pendant le week-end, ils occupent plusieurs villas délaissées par leur propriétaire. Ils se considèrent chez eux, fouillent, rangent à leur manière, dévalisent caves et garde-manger ou ne font rien, restant de longs moments silencieux. A l’écoute de son émission, Jean-Pierre reste passif. Jeanne, pour sa part, l’interroge sur la finalité de ces rencontres : à quoi aboutissent-elles, les gens sont-ils consolés de leur peine, trouvent-ils une solution ? Jean-Pierre est exaspéré ; oui, ce sont les malheureux qui l’entretiennent, les isolés qui le font vivre et puis, si ce n’était pas lui, ce serait un autre, alors à quoi bon se soucier ? « Nous n’y pouvons rien, nous subissons », dit-il avant d’aller se promener. Jeanne n’est pas de cet avis, elle va le lui prouver en invitant Marie. La confrontation tourne au gâchis. Jeanne révèle les vrais motifs qui animent « son mari » : manque de sollicitude et de sensibilité, mépris des autres, égoïsme, appât du gain. Marie est effondrée et s’en va, remplie d’amertume. Le week-end s’achève dans la grisaille. Le lendemain, Jeanne déposera Jean-Pierre devant la station de radio, avant de disparaître.[1]

Distribution 17

Équipe technique

Sociétés

Production
Citel Films
Coproduction
Planfilm

Photographies 1

Fiche technique

Sortie en salle
13 février 1974[2]
Couleur
Noir et blanc[2]