Cinéma Français

Anna (Aurore Clément) est cinéaste. Célibataire, elle voyage de ville en ville et, comme un marin, à des aventures sans lendemain avec des personnages différents qui lui racontent leurs histoires, leurs petites histoires, parce qu’elle ne fait que passer. Mais derrière ces petites affaires se dessinent aussi les grandes - celles des pays, celles de l’Europe des cinquante dernières années. Ainsi Heinrich, cet Allemand qui a perdu son père à Stalingrad et sa femme, enlevée par un travailleur immigré turc. Elle rencontre aussi des gens qui essaient de lui faire réintégrer la loi, la conjugalité ou la famille. Ido, par exemple, qui aurait pu etre sa belle-mère et qui, une dernière fois, lui demande d’épouser son fils. Daniel (Jean Pierre Cassel), un homme englué dans le système qui ne peut pas cesser de travailler. Et puis sa mère (Léa Massari), personnage central, qui la rappelle à Bruxelles parce qu’elle a besoin de parler, que le père devient faible. Omniprésente : la crise économique dans laquelle tous se débattent, ceux qui tentent d’y échapper, ceux qu’elle détruit, ceux qu’elle nourrit. Anna, comme chacun des personnages rencontrés, se retrouvera, au bout du chemin, elle aussi face à sa propre solitude.[1]

Distribution 12

Équipe technique

Sociétés

Production
Hélène Films
Autre société de production
ZDF

Affiches 2

Photographies 13

Fiche technique

Sortie en salle
8 novembre 1978[2]
Langue
Français
Couleur
Couleur[2]
Visa d’exploitation
Tout public[3]