Cinéma Français

Nourrisson, Alfred eut déjà de graves démelés avec ses tétines, ses jouets, son berceau ; et le passage à l’enfance s’effectua sous le signe de la plus parfaite malchance. Adolescent, il perdit ses parents dans des conditions absurdes, qu’il vaut mieux ne pas décrire afin d’éviter des rires déplacés. Plus tard, il fut possible de lui appliquer le proverbe : « Malheureux au jeu, heureux en amour » : il ne jouait pas, il ne fut donc pas malheureux, ce qui le rendit malheureux en amour. L’adversité ne le désarmait pas. Alfred devint un architecte plein de talent, dont on finit par se méfier comme de la peste : les édifices qu’il batissait montraient une tendance uniforme à retourner prématurément au néant sous la fureur des cyclones, des bombardements ou des tremblements de terre. Après trente ans de calvaire, Alfred remit sa démission entre les mains du destin : il se jeta dans le canal . Bien entendu, il rata son suicide. Agathe, la présentatrice du pétit écran, venait de sauter à l’eau en meme temps que lui par désespoir d’amour. C’est en se portant mutuellement secours qu’ils oublièrent de se tuer, …[1]

Distribution 36

Équipe technique

Sociétés

Autre société de production
Gaumont

Lieux de tournage 3

  • Coye-la-Forêt (Oise)
  • Honfleur (Calvados)
  • Senlis (Oise)

Affiches 5

Photographies 32

Fiche technique

Sortie en salle
8 mars 1972[2]
Langue
Français
Couleur
Couleur et noir et blanc[2]
Son
Sonore[3]
Visa d’exploitation
Tout public[4]