Cinéma Français

Jef est un tueur à gages. Tout ce qui l’entoure est dépouillé comme un repaire d’où le félin ne sort que pour tuer. Un seul complice collabore à toutes les aventures : un bouvreuil, dont la cage occupe le centre de la pièce sordide où habite l’homme. Quand Jef est dehors, c’est son affaire, mais s’il arrive quelque chose chez lui pendant son absence, le bouvreuil s’énerve, perd ses plumes, éparpille ses graines et le « patron » saura qu’il faut se méfier. « Il n’y a pas de solitude plus profonde, nous dit-on en exergue du film, que celle du Samouraï, si ce n’est celle du tigre dans la jungle ». Le Samouraï-tigre exécute le propriétaire d’un night-club. Tout se passe méthodiquement après que l’alibi ait été minutieusement réglé. « Je ne perds jamais, jamais vraiment » affirme-t-il dans le tripot où on l’arrête, parmi des centaines d’autres suspects, pour vérification d’identité. L’inspecteur est battu à l’enquête. Les personnes qui auraient pu voir Jef au night-club le soir du crime ne le reconnaissent pas, sauf la pianiste qui déclare, malgré cela, qu’elle ne le reconnaît pas. Quant à l’alibi, il est intangible. Mais la personnalité du tueur est trop forte pour laisser l’inspecteur sur sa faim. Il fait poser un talkie-walkie dans le repaire du tigre, mais le bouvreuil évente le piège. Alors, la police traque le fauve dans la jungle du métro, sans succès. Le gang qui l’avait chargé de supprimer le propriétaire du night-club essaie aussi de l’éliminer mais en vain, si bien qu’on lui confie, pour deux autres millions, le soin de supprimer un autre gêneur. Voitures de surface, équipes de sous-sol resserrent le filet de la police. Dans toutes les chasses au tigre, le tigre meurt mais un samouraï ne meurt que lorsqu’il le veut. Il suffit à Jef de retourner au night-club et de lever son revolver sur la planiste pour tomber, avant qu’il n’ait tiré, sous les coups de teu des policiers qui le suivaient pas à pas. Sous la menace, la planiste était restée d’un calme impressionnant ; devinait-elle ce qui allait se passer ? Les tigres ne peuvent aimer les planistes mais un samouraï peut décider de mourir aux pieds d’une femme qu’il aime d’un amour impossible. Un inspecteur ouvre le revolver de Jef ; il n’était pas chargé.[1]

Distribution 33

Équipe technique

Sociétés

Lieux de tournage 8

  • 13e arrondissement de Paris (Paris)
  • 19e arrondissement de Paris (Paris)
  • 1er arrondissement de Paris (Paris)
  • 20e arrondissement de Paris (Paris)
  • 4e arrondissement de Paris (Paris)
  • 8e arrondissement de Paris (Paris)
  • Ivry-sur-Seine (Val-de-Marne)
  • Paris

Affiches 6

Photographies 19

Fiche technique

Sortie en salle
25 octobre 1967[2]
Langue
Français
Couleur
Couleur[2]
Son
Sonore[3]
Visa d’exploitation
Tout public[4]