
Arlette a une âme très nouvelle vague et des parents trop provinciaux. Elle leur déclare que puisque leur propre plaisir a présidé à sa naissance, elle peut chercher le sien à 18 ans dans l’indépendance. Elle cache cependant sa fuite à Marc, son fiancé absent et revient à Amiens pour sa première permission. Lorsque celui-ci est libéré et apprend la vérité, il la cherchera long-temps en vain dans la capitale jusqu à sa découverte d’une photo d’Arlette en petite tenue, cover-giri du dernier magazine. Il la rejoint alors au studio et, tout au long d’une nuit orageuse, Arlette lui contera les embûches successives de son existence parisienne. Sa solitude première, ses difficultés d’embauche, les patrons frôleurs et les promiscuités du dimanche jusqu’au miracle de ce très digne amateur d’art qui lui confie ce rôle séduisant et délicat de conseillère artistique dans un milieu et un cadre de qualité. Une politique de prudence courtoise lui est imposée, mais ses attraits sont aussi nécessaires à l’écoulement des marchandises. Les amateurs d’art ont un souci d’ambiance parfaite qui l’oblige à être logée et habillée par les soins de la maison et doit s’étendre aux caprices nocturnes de ces clients importants, si souvent solitaires en fin de journée. Sa retenue première lui assure une sérieuse clientèle jusqu’au jour où le gros banquier ou l’industriel du Nord l’invite à une soirée luxueuse dans une grande propriété proche de la capitale. Le bain de minuit est de rigueur. Le visage en gros plan de ces messieurs prouve qu’ils profitent largement des essayages de costumes de bain lorsque la police providentielle surgit qui arrête cette amorce de ballet rose. Son récit terminé, Arlette explique à Marc que les photos de modes qui sont sa suprême ressource sont plus rentables dans le sous-vêtement.Il faut bien vivre. Marc décide alors qu’Arlette n’est plus pour lui ; il retournera seul à Amiens mais, au moment où le train s’ébranle, Arlette hésite et saute dans son wagon.[1]
Distribution 33
- Danièle GaubertArlette

- Jacques RiberollesMarc

- Nadia GrayMonique

- Vega Vinci

- Jacques Fabbrile père

- Yvonne Hébertla mère

- Robert Berril’inspecteur

- Robert Dalbanun commissaire

- Micheline Daxla fille de prison

- Georges Descrièresle chef de cabinet

- Robert Portele commissaire Bosquet

- Michel de RéGilbert

- Roger Trévillele banquier

- Henri Vilbert

- Yvonne Claudiela logeuse

- Jean-Pierre Zola

- Robert Lombard

- Christian Brocard

- Anne-Marie Coffinet

- Robert le Béal

- Jean Brunel

- René Lefevre-Belun invité

- André Certes

- Bibi MoratAlain, petit frère

- Marie-Thérèse Orain

- Claudie Breton
- Dominique Clément
- Claudio GoraAgostino

- Victor Tabournot

- Yolande Magnyl’employée des contributions
- Brigitte Juslin

- Rita Rubirosala femme de Gilbert
- Alain MoratAlain, the young brother
Équipe technique
- Réalisation
- Henri Decoin
- Scénario
- Henri Decoin, Jacques Rémy, André Tabet, Georges Tabet
- Dialogues
- André Tabet, Georges Tabet
- Image
- Pierre Petit
- Musique
- Joseph Kosma
- Montage
- Claude Durand
- Décors
- Lucien Aguettand
- Production
- Eugène Tucherer, Robert Woog


