Cinéma Français

Devant son miroir, Antoine se souvient. Il se souvient de son enfance, de ses vacances sur la plage de Luc sur Mer, des horribles slips de bain en laine que sa mère avait tricotés pour lui et son frère… Il se souvient de Madame Sheaffer, la pulpeuse coiffeuse, de son odeur, de sa douceur lorsqu’elle lui faisait un shampooing. Il se souvient aussi de la gifle paternelle lorsqu’il déclara que plus tard il serait mari de coiffeuse. Plus tard, il l’a été… le mari passionné de la belle Mathilde à qui le vieux Monsieur Agopian a vendu en viager son petit salon de coiffure. Antoine a réalisé son rêve. Il vit avec Mathilde, entouré des senteurs du salon, ne le quittant jamais, une vie rythmée par les clients habitués ou hasardeux : Morvoisieux et son gendre, et leur sempiternel « débat » philosophico-religieux, le petit Edouard et sa mère adoptive hystérique, Gora et ses histoires de famille et bien d’autres… Agopian se laisse mourir dans une maison de retraite, le temps passe, mais rien ne semble altérer la passion qui unit Mathilde et Antoine. Jusqu’au jour où, comme jadis Madame Sheaffer, Mathilde se suicide. Le salon est toujours ouvert, « la coiffeuse ne va pas tarder », assure Antoine au client qui patiente.[1]

Distribution 22

Équipe technique

Sociétés

Palmarès

César 1991

7 nominations

Prix Louis-Delluc 1990

Lieux de tournage 4

  • Barneville-Carteret (Manche)
  • Saint-Germain-lès-Arpajon (Essonne)
  • Essonne
  • Manche

Affiches 2

Photographies 5

Fiche technique

Sortie en salle
3 octobre 1990[2]
Langue
Français
Couleur
Couleur[2]
Visa d’exploitation
Tout public[3]