
Trois jours, la noce de mes parents a duré trois jours. Mon père était le plus habile des valets de ferme, le grand valet, celui qui s’occupe des chevaux, un écuyer en quelque sorte. Ma mère, douce mais forte, avait la volonté farouche des femmes du pays bigouden. Moi, je suis arrivé très vite. Au moment où la misère sévissait tellement que beaucoup de nos voisins se tuaient où tentaient de quitter le pays. Mais nous, nous avons toujours eu l’orgueil de vaincre. Nous sommes restés. Pour avoir un peu d’argent, une pièce de la maison était louée à Jeannot-les-mille métiers, un mauvais payeur que mon père a mis dehors. Mon grand-père, lui, m’a appris à être fier. Quand éclata la guerre de 1914, les hommes du village sont partis. Ce sont les femmes qui les ont remplacés. Et mon père est revenu, enfin, avec un galon de plus. Nous étions repartis sur le cheval d’orgueil. L’orgueil, celui qui sert de monture à ceux qui n’ont pas de cheval, mais de la dignité.[1]
Distribution 19
- Jacques DufilhoAlain, le grand-père

- Bernadette le SachéAnne-Marie, la mère

- François CluzetPierre-Alain, le père

- Paul Le PersonGourgon, le facteur

- Michel BlancCorentin Calvez

- Dominique LavanantMarie-Jeanne, la sage-femme

- Michel Robinle marquis

- Georges Wilson

- Bernard Dumainele député Le Bail

- Jean le Mouël

- Jacques ChailleuxJeannot

- Jean-Claude Bouillaud

- Odile Chapal
- Pierre-François DumeniaudLe cousin Jean

- Laurence Caubet
- Michel Decoux
- Pierre Le RumeurLe conteur
- Ronan HubertPierre-Jacques à 7 ans
- Armel HubertPierre-Jacques à 11 ans
Équipe technique
- Réalisation
- Claude Chabrol
- Scénario
- Claude Chabrol, Daniel Boulanger
- Image
- Jean Rabier
- Musique
- Pierre Jansen
- Montage
- Monique Fardoulis
- Décors
- Hilton McConnico
- Costumes
- Magali Fustier
- Son
- René Levert
- Production
- Georges de Beauregard
Sociétés
- Production
- Les Productions Bela
- Coproduction
- TF1
Photographies 3



