
Par un chaud après-midi de septembre, à l’heure de la sieste, après avoir déjeuné en famille dans une auberge, au bord de l’eau, Duval, pharmacien de la localité - nous sommes à Pontarlier - se promène. Il sort d’un bosquet, découvre sur la rive une jeune baigneuse étendue, le torse nu, dormant au soleil. Il connaît cette fille, aux mœurs légères, pour l’avoir maintes fois rencontrée en ville. Dans un moment d’égarement, il se précipite sur elle, tente de l’embrasser ; elle le repousse violemment, il la saisit, et pour l’empêcher de crier, il l’étrangle. Cet honnête homme est brutalement devenu un criminel. Ce crime dévient le grand événement du quotidien local et le sujet de conversation et d’inquiétude des habitants de Pontarlier. L’amant de la victime, un jeune photographe, Sylvain Sautral, qui se querellait de temps à autre avec elle, est arrêté et inculpé. Duval est désigné comme juré à la grande satisfaction de son épouse, femme froide et ambitieuse, qui voit déjà son mari maire de la ville ou conseiller général. Les deux enfants se réjouissent de l’honneur qui incombe à leur père. Ecrasé par le remords, Duval va se confesser, en Suisse, pour apaiser sa conscience (Le prêtre lui dit qu’il devra sauver l’innocent, aller jusqu’au bout de son devoir). Lors du procès, Duval, le septième juré, met tout œuvre pour disculper Sylvain Sautral et réussit par sa ténacité et sa perspicacité à le faire innocenter. Mais Duval n’est pas pour autant libéré ; en effet, la vie de Sylvain devient impossible dans cette petite ville où tous le considèrent comme coupable. Il retrouve une ancienne maîtresse qui le recueille. Il se met à boire. Duval se dénonce à la police qui ne peut attacher de crédit à ses déclarations ; il vient alors trouver Sylvain pour lui proposer de l’aider. Mais ce dernier, qui a décidé de mettre fin à ses jours, tient à la main un revolver. C’est en lui arrachant l’arme que Duval, par accident, le tuera. La police le laissera en liberté ; grâce à l’habileté de son épouse, soucieuse de l’avenir de ses enfants, et d’un médecin ami, Duval, considéré comme dément, sera envoyé dans une clinique psychiatrique où il devra séjourner longtemps avant d’être rendu à une vie normale.[1]
Distribution 24
- Bernard BlierGrégoire Duval pharmacien

- Maurice BiraudLe docteur Hess - le vétérinaire

- Francis BlancheLe procureur général

- Danièle DelormeGeneviève Duval

- Yves BarsacqMaître Adreux - l’avocat de la défense

- Robert DalbanGarampon -le pêcheur sur sa barque

- Jacques MonodJuge d’instruction

- Albert RémyCommissaire de police

- Henri CrémieuxLe médecin légiste

- Jean Desailly

- Madeleine GeoffroyMme Sevestrain
- Françoise GiretCatherine Nortier - la victime

- Jacques RiberollesSylvain Sautral, photographe et accusé

- Anne DoatAlice Moreux

- Camille GuériniPrésident du tribunal

- Charles LavialleCollecteur d’impôts

- Jean-Pierre MoutierAlbert Testut, témoin à l’audience

- Jean SylvèrePhilibert, employé de pharmacie

- Raymond MeunierHenri Souchon, patron de la brasserie

- Barbara BrandDanseuse de cabaret

- Catherine le CoueyMme Souchon, patronne de la brasserie

- Paloma MattaFille de Grégoire et Geneviève

- René Renal
- René TramoniLaurent Duval, fils de Grégoire et Geneviève

Équipe technique
- Réalisation
- Georges Lautner
- Scénario
- Francis Didelot, Pierre Laroche, Jacques Robert
- Dialogues
- Pierre Laroche
- Image
- Maurice Fellous
- Musique
- Jean Yatove
- Montage
- Michelle David
- Décors
- Robert Bouladoux
- Production
- Lucien Viard
Sociétés
- Production
- Orex Films
Photographies 16
















