
La Peau et les os
1961[1] · Jean-Paul Sassy, Jacques Panijel · Long métrage au Prix Jean Vigo 1961
Comédie dramatique · 1 h 32[2]
Un nouveau détenu, Jacques, est amené dans une maison d’arrêt, et parce que son arrivée, survenant à un moment où les prisonniers préparent une manifestation, empêche que celle-ci ait lieu, on craint qu’il ne soit un mouton. Il est immédiatement détesté de tous, et en particulier de Charlie, le meneur. Jacques, indifférent d’abord devant cette hostillité qu’il ne semble même pas remarquer, en est ensuite accablé. Le moindre de ses gestes est interprété par tous de façon désobligeante ; une véritable persécution s’ensuit, et Charlie essaie de le tuer, empêché cependant au dernier moment par le complice qui devait l’aider. Un retournement se produit dans l’opinion des détenus, apercevant Jacques regagnant sa cellule, encadré par deux gardiens. On croit qu’il a voulu s’échapper, et cela lui confère du même coup un prestige exceptionnel. En réalité, là aussi il y eut méprise : Jacques courait chercher une ampoule, dont la prise aurait soulagé un gardien mourant, mais personne ne l’a cru. Charlie donc, retourné, s’est promis de démontrer l’innocence de Jacques, et il est persuadé de cette innocence, après avoir lu - et commenté - le procès de celui-ci dans un vieux journal. Mais Jacques ignore tout pendant que ses camarades incarcérés avec lui font jouer le jeu très vaste de leurs relations et déploient une étonnante activité. La filière a été remontée : Jacques n’est pas coupable. Ce n’est pas lui qui a tué sa femme, qui l’a quitté après deux années de mariage. Il est rendu à la liberté sans soupçonner qu’il doit cette liberté à ses camarades, dont il a par surcroit refusé l’amitié lorsqu’elle s’offrait à lui, et tout persuadé qu’il est qu’il ne lui reste plus que « la peau et les os », il ne voit pas toute cette richesse qui vient de lui être départie. Peut-être, de la même façon, sera-t-elle transmise par lui à un autre ?[1]
Distribution 29
- Gérard BlainMazur

- Juliette MaynielMichèle

- André OumanskyCharly

- Jean-Pierre JaubertThéo

- René Daryle directeur

- Robert Partyle sous-directeur

- Etienne BierryGagnaire

- Julien VerdierButtiaux

- Pierre RichardPierini
- Henri LambertLasserre

- Jean BesnardBally
- Georges LycanMathon

- Yves Barsacqle metteur en scène

- Georges AdetLe Goff, le recéleur

- Jean BarrezLaurin

- Charles Bouillaud

- Claude Castaing

- Henri Coutet

- Hubert Deschamps

- Sam Endel
- Michel Ferrand
- Émile Genevois

- Rodolphe Marcilly

- Yvon Sarray

- Roger Trécan

- Michel Duplaix

- Marie Donneaud
- Gilles Léger
- Pierre Peloux

Équipe technique
- Réalisation
- Jean-Paul Sassy, Jacques Panijel
- Scénario
- Jean-Paul Sassy, Jacques Panijel
- Dialogues
- Jean-Paul Sassy, Jacques Panijel
- Image
- Georges Leclerc
- Musique
- Louiguy
- Montage
- Pierre Gillette
- Décors
- Sydney Bettex
- Production
- R. Ploquin, Maurice Cori, Michèle Dimitri, Pierre Cabaud, Raoul Ploquin, René Thévenet
Sociétés
- Production
- Contact Organisation
- Coproduction
- Standart Film, Les Films Raoul Ploquin, Société Nouvelle Pathé
Palmarès
Prix Jean Vigo 1961
- Long métrage — Jacques Panijel et Jean-Paul Sassy


