Cinéma Français

La quête d’Eurydice est celle du film à faire, en train de se faire, la quete des lieux où Lorraine (c’est son prénom) sera Eurydice avant de mourir cinématographiquement pour s’etre retournée trop souvent sur l’oeil-piège de la caméra… Tour à tour, un homme, une femme (travestie) prennent le corps d’Orphée. Orphée, Eurydice, échangent leurs masques pour mieux, chacun, se reconnaître en l’autre. Poésie des mots, des images, de la nuit qui s’éclaire à force de vouloir et d’attendre, érotisme d’une main de femme, dénudée, lentement dégantée et qui s’abandonne. Douceur de la lumière qui frole et caresse l’ombre, pour mieux l’envahir. Le film naît, se fait, lentement se déroule. C’est un projecteur qui, de son faisceau, perce la salle obscure. D’une lance acérée, une Ménade transpercera le corps cinématographique d’Orphée, jalouse d’un amour exclusif et vain, amour fou. Folles d’amour, les Ménades vont déchirer, dévorer le corps d’Orphée, corps à corps nourricier : images dont le spectateur à son tour va faire sa nourriture ; corps poétique à consommer dans une salle nocture traversée d’un pinceau de lumière.[1]

Distribution 8

Équipe technique

Réalisation
Marcel Hanoun
Scénario
Marcel Hanoun
Costumes
Gina Pellon

Sociétés

Photographies 2

Fiche technique

Sortie en salle
14 mars 1979[1]