Cinéma Français

Au cours de l’été 1943, Cesira, jeune veuve d’une trentaine d’années, épicière dans un quartier de Rome, décide de fuir la capitale et ses bombardements et de partir avec sa fillette de treize ans dans son village natal de la Ciociara, à Sant’Eufemia. Elle confie sa boutique et sa maison à un voisin charbonnier, Giovanni, et la jolie veuve ne résiste pas aux adieux brûlants de ce mal marié. Une somme coquette cachée dans son corsage, Cesira prend le train avec sa fille et gagne la Ciociara, malgré les dangers et complications du voyage. La guerre se prolonge et Cesira, reprise par le cadre familier de son enfance, fait preuve de courage et d’ingéniosité pour assurer la vie quotidienne de sa fille. L’humble population du village est exhortée à la patience par un jeune intellectuel paysan, Michèle, que tous appellent « le professeur ». Rosetta s’est innocemment éprise de lui, tandis qu’il est lui-même fasciné par la beauté capiteuse de Cesira. Les événements se précipitent. Les soldats allemands fuient et emmènent Michèle pour leur permettre de se diriger à travers les chemins de montagne tandis que les troupes américaines approchent. Cesira et sa fille quittent hâtivement le village pour regagner Rome. Abritées dans une église abandonnée, elles sont violées par des soldats marocains. Elles parviennent à fuir, meurtries, blessées, humiliées. Rosetta, prostrée dans une douleur muette, sort de son mutisme pour nouer une brève amitié avec le jeune conducteur du camion qui les rapproche de Rome. Indignée, Cesira regrettera sa soudaine colère en apprenant la mort de Michèle, tué par les Allemands. La mère et la fille pleurent dans les bras l’une de l’autre.[1]

Distribution 26

Équipe technique

Réalisation
Vittorio de Sica
D’après l’œuvre de
Alberto Moravia
Production
Carlo Ponti

Sociétés

Palmarès

Cannes 2026

Cannes 1961

  • Prix d’interprétation féminine

Affiches 6

Photographies 31

Fiche technique

Sortie en salle
17 mai 1961[2]
Couleur
Noir et blanc[2]
Visa d’exploitation
Interdit -13 ans[3]