
Koko est un gorille de 7 ans. Penny Paterson, étudiante en psychologie, s’est fait confier Koko par le zoo de San-Francisco. Elle lui apprend depuis son plus jeune age le langage par gestes des sourds-muets américains. Koko connait maintenant 350 mots. L’un des plus vieux reves de l’humanité se réalise : un animal parle avec l’homme. Koko sera-t-il le premier gorille blanc, américain et protestant ? Si quelqu’un tuait Koko serait-il accusé de meurtre ? Non. Juridiquement, tuer un animal n’est qu’un simple délit. Un enfant qui se conduirait comme Koko serait-il placé dans une institution pour enfants débiles ? En fait, Koko pose tous les problèmes de l’homme à la fois. On ne peut, à priori, décider que seuls les humains sont des personnes. Et il est possible de prouver que ce gorille est une personne. Depuis les débuts de la civilisation occidentale, nous avons vécu sur l’idée d’un homme à l’image de Dieu, intrinséquement différent des animaux et de la nature. Après la théorie de l’évolution de Darwin, le dernier rempart de cette conception du monde restait le langage. Le gorille qui parle est-il en train d’abattre cette dernière barrière.[1]
Distribution 5
Équipe technique
- Réalisation
- Barbet Schroeder
- Scénario
- Barbet Schroeder
- Image
- Néstor Almendros
- Musique
- Guta Cattoni, Maris Embiricos
- Montage
- Dominique Auvray, Denise de Casabianca
- Production
- Barbet Schroeder, Margaret Ménégoz, Pierre Emmanuel
Sélections
Cannes 1978
- Un Certain Regard — Barbet Schroeder
Lieux de tournage 1
- San Francisco
Affiches 5
Photographies 10















