
Jockey, adolescent noir des banlieues, voit son père sombrer dans un coma éthylique. Il fait venir une infirmière dont son copain Tony, 20 ans, tombe aussitôt amoureux, de la façon la plus maladroite qui soit : elle l’évince. Contraint de convoyer une fourgonnette vers Grenoble, il l’abandonne sur un bord de route et, volant une voiture, décide de se rendre à Toulouse où, a-t-il appris, Gloria la belle infirmière est allée s’installer. Ayant rendu la voiture inutilisable, lui et Jockey en volent une autre, en pleine nuit, à l’arrière de laquelle se trouve un vieil homme bizarre, qui lui aussi traverse la France, à la recherche d’une autre chimère, un absolu, un amour perdu… trait d’union de ces deux générations que par ailleurs tout sépare. Vieux sage ou vieux fou, Léon Marcel les déconcerte. Il plonge dans une eau glacée, traîne dans son sac un vieux Lüger rouillé chargé de deux balles… et 400 F qu’ils lui dérobent avant de disparaître. C’est pourtant lui qui, après leur avoir sauvé la vie, les tire d’affaire alors qu’ils tentaient à nouveau de forcer une voiture. Irrité autant que fasciné, Tony décide de le suivre dans la forêt. Pas facile, pour ces deux enfants du béton et du bitume, de se mettre à l’unisson de la nature dans le sillage de leur aîné ! Lequel a enfin trouvé le lac et (les vieux arbres) qu’il cherchait tant. Et Clarisse, son amour d’autrefois. Ou plutôt Monique, sa sœur, qui lui apprend que Clarisse est morte après leur dernière dispute. Aurait-il vraiment suivi son intention, une fois échappé de l’asile psychiatrique, de la tuer pour se supprimer ensuite ? Au beau milieu d’un champ, Tony n’y tient plus. Ce vieux panneau publicitaire à l’abandon n’est là que pour accueillir sa création : un frénétique et magnifique tag, représentant une femme allongée. Pendant ce temps, Jockey joue avec le Lüger. Un coup part. Sans danger. Mais Léon, affolé, se précipite en courant et s’écroule, victime d’un nouvel infarctus. Ses père, frère et sœur sont rapidement à son chevet à l’hôpital toulousain, guettant l’héritage. Une infirmière surprend les confessions de Jockey, qui ne veut pas que Léon meure et qui craint de se retrouver seul une fois que Tony aura rejoint Gloria. Celle-ci, bouleversée, accompagne les deux garçons, qui ont décidé de conduire Léon dans les montagnes pyrénéennes, seule dernière demeure lui convenant.[1]
Distribution 34
- Yves MontandLéon Marcel

- Olivier MartinezTony

- Géraldine PailhasGloria

- Georges StaquetJean-Marie

- Colette RenardClarisse / Monique

- Jenny Clèvela sœur de Léon

- Jacques Giraudun gendarme

- Arlette DidierArlouse

- Martine GautierNurse

- Samir GuesmiSaddam, un jeune de l’immeuble

- Anne-Marie PisaniMatron

- Alain SternMotel Manager

- Olivier BarretKronk
- Carole RichertSophia

- Nathalie DorvalEmergency Nurse

- Paul Vallyle père de Léon

- Alain Frérotle frère de Léon

- Rémy Carpentierun militaire en voiture

- Christian Gazio

- Sotigui KouyatéEmile

- Serge Feuillardun gendarme

- Hervé Rey

- Bernard LepinauxCanon Ball
- Fabien Béharun client au restaurant

- Gabriel Monnetle boucher

- Sekkou SallJockey

- Laurent DuquesnoyLa Force
- Kleber BouzzoneLulu
- Jane HugonCaretaker
- Monsieur RobinTenant
- Volker MarekDoctor

- Maria PitarresiMotel Receptionist

- Dumitru FurduiInnkeeper

- Virginie Darmon

Équipe technique
- Réalisation
- Jean-Jacques Beineix
- Scénario
- Jean-Jacques Beineix, Jacques Forgeas
- Image
- Jean-François Robin
- Musique
- Gabriel Yared
- Montage
- Joëlle Hache
- Décors
- Dan Weil
- Costumes
- Emmanuelle Steunou
- Son
- Pierre Befve
- Production
- Jean-Jacques Beineix, Alain Poiré, Nicolas Seydoux
Sociétés
- Production
- Cargo Films
- Coproduction
- Gaumont
Palmarès
César 1993
- César du Meilleur Espoir Masculin — Olivier Martinez
Photographies 9









