Cinéma Français

La vie n’est pas tous les jours rose lorsqu’on a 13 ans et un QI de 160. Lauren King, qui a depuis longtemps percé les mystères de la métaphysique heideggérienne et de la théorie de la relativité, en sait quelque chose. Fille de riches, habitant Neuilly (mais gauchiste dans l’âme), elle se sent souvent seule, et n’éprouve guère d’affinité pour son beau-père, froid technocrate de l’I.T.T, ni pour sa mère, qui, après trois mariages, continue de chercher l’homme de sa vie. L’existence de Daniel Michon, 13 ans, résident de la Garenne-Bezons, comporte, elle aussi, sa part de tragédie : comment se faire comprendre d’un père chauffeur de taxi, abruti et alcoolique alors qu’on a déjà fait en pensée le tour de l’Univers, absorbé quelques milliers de films américains, résolu des équations du Xe degré et délaissé, par ennui, Holderlin, pour les joies du tiercé ? Et puis, un jour, tout change : c’est la « Rencontre », le coup de foudre, l’amour, le choc instantané de deux natures impétueuses. L’amour, mais aussi les difficultés, l’incompréhension des adultes, des élans maladroits, des gaffes, des jalousies, un désir effréné de partir au loin. Grace à la complicité d’un aimable vieillard, Julius Santorin (Laurence Olivier) - un fieffé menteur, doublé d’un escroc, mais si romantique ! - les deux « amants » s’évadent enfin : Vérone, Venise, un long baiser sous le Pont des Soupirs, avant l’inévitable retour sur Paris. Une dernière entrevue au petit matin, avant que chacun reprenne sa place dans un monde qui n’est pas encore à la mesure des enfants surdoués.[1]

Distribution 29

Équipe technique

Sociétés

Production
Orion Pictures

Lieux de tournage 2

  • château de Vaux-le-Vicomte
  • Venise

Affiches 2

Photographies 5

Fiche technique

Sortie en salle
22 août 1979[2]
Couleur
Couleur[2]