Cinéma Français

451 degrés Fahrenheit, c’est la température à laquelle brûle le papier. C’est aussi le sigle qui désigne les pompiers d’une époque future, dont la fonction est, non plus d’éteindre, mais d’allumer le feu. Il s’agit en effet, pour le bien d’une société devenue résolument « communautaire », de supprimer ce ferment d’individualisme qu’est la chose écrite. Et Montag, pompier d’élite, allume gaiement des autodafés sous l’oeil paternel de son capitaine, tandis que leurs contemporains, juxtaposés mais privés de moyens d’expression personnelle, se livrent au narcissisme. Ceci jusqu’au jour où une jeune fille au regard vif lui pose la question insidieuse : « Vous ne lisez jamais les livres que vous brûlez », et jusqu’au jour où il voit une femme préférer mourir « comme elle a vécu », avec ses livres. Montag se met à lire, et sa révolte croît contre une société dépersonnalisée ; sa femme, décidée à le quitter, le dénonce et il doit assister à la destruction des livres qu’il a finalement entassés chez lui. Mais il attaque soudain ses collègues et prend la fuite. Heureusement, la jeune filîe qui avait dû s’enfuir lui a indiqué un refuge : la région où vivent les « hommes-livres » qui ont appris par coeur un livre chacun, afin de le transmettre de génération en génération. Il les rejoint et, avec eux, répète le texte du livre qu’il a pu sauver, en attendant des jours meilleurs.[1]

Distribution 41

Équipe technique

Réalisation
François Truffaut
D’après l’œuvre de
Ray Bradbury
Montage
Thom Noble
Production
Lewis M. Allen

Sociétés

Production
Vineyar
Autres sociétés de production
Universal Pictures, Vineyard Film

Lieux de tournage 4

  • Châteauneuf-sur-Loire (Loiret)
  • Loiret
  • cité de Carcassonne
  • Pinewood Studios

Affiches 10

Photographies 17

Fiche technique

Sortie en salle
15 septembre 1966[2]
Langue
Anglais
Couleur
Couleur[2]
Son
Sonore[3]
Visa d’exploitation
Tout public[4]