
Ernesto « Che » Guevara, le journal de Bolivie
Documentaire · 1 h 34[1]
En octobre 1967 une nouvelle venant de Bolivie parcourt le monde : le légendaire guérillero Ernesto RCheS Guevara est mort. LUarmée bolivienne prétend que le Che est tombé au combat et présente lors dUune conférence de presse le Journal quUil a écrit pendant les onze mois de sa guérilla. Du départ mystérieux du Che de Cuba à son arrivée à La Paz, du voyage sur le territoire de la guérilla dans la région de la rivière Nacahuazu aux premiers combats contre lUarmée le film suit le Che pas par pas et fait renaître sa voix éteinte à travers son Journal. Avec les paysages, les témoins oculaires et les documents, le film raconte, dUune manière à la fois laconique et émouvante, les événements de 1967 en Bolivie : les camarades tombés, la soif, la faim, les maladies, lUerrance, lUisolation totale et lUabsence de toute collaboration de la part de la population campagnarde. Il reconstruit surtout les derniers vingt jours de la guérilla, son encerclement par lUarmée dans la vallée du Yuro et lUassassinat du Che dans la petite école de Higuera. Au départ ils sont cinquante hommes et femmes, à la fin encore dix-sept, qui ont lutté contre une armée bolivienne puissante, financée et aidée par les Américains, en défendant les armes à la main leur idéal de justice sociale. Leur défaite et la mort de la plupart dUentre eux apparaît à la fin comme une métaphore de la défaite de la lutte révolutionnaire tout court, tant que celle-ci se passe en dehors et au-delà de tout soutien populaire. Le film ne cherche cependant pas à amoindrir ou à déprécier lUhéroïsme et le sens du sacrifice de ces hommes et femmes, qui ont laissé, au delà de leur mort et de leur défaite, une trace indélébile dans la conscience du peuple bolivien et dans celle du continent latino-américain tout entier.[1]
Distribution 3
Équipe technique
- Réalisation
- Richard Dindo
- Scénario
- Richard Dindo
- Image
- Pio Corradi
- Montage
- Catherine Poitevin, Georg Janett, Richard Dindo
- Son
- Jürg Hassler
- Production
- Bernard Lang, Thierry Garrel, Philippe Berthet, Richard Copans, Robert Boner
Sociétés
- Production
- Les Films d’Ici
- Coproduction
- La Sept Cinéma
Fiche technique
- Sortie en salle
- 10 septembre 1997[1]


