
Delphine est allongée nue sur le sable d’une plage déserte. Soudain, au-dessus d’elle, elle découvre l’existence d’une cloche de verre contre les parois de laquelle elle frappe vainement. De l’autre côté, un enfant qui l’interroge. Elle ne peut répondre ; elle halète ; elle se retrouve, au sortir de son cauchemar, dans la salle d’opération d’un hôpital. Et là, elle revoit sa vie, frivole et misérable. Delphine a trente ans. Elle est rédactrice en chef d’un grand journal de mode, luxueux et modem style. Elle va de cocktail en interviews, de cabarets en clubs privés. Quoiqu’elle soit une femme « libre », elle n’a pas une seule minute de répit. Au milieu des embouteillages de la capitale, elle injurie les autres automobilistes comme un homme. Evidemment, elle a de nombreux amants. Celui qui l’intéresse le plus pour le moment est un petit journaliste qu’elle a l’impression d’aimer plus qu’elle n’est aimée de lui. Celui-ci, peut-être encore plus frivole qu’elle, lui donnerait presque un sentiment de supériorité. Elle a aussi son ami de toujours : Jean-Marc, un couturier blasé et tendre à qui ses penchants particuliers interdisent d’avoir une liaison normale avec Delphine, et c’est peut-être pour cela que leurs relations durent depuis si longtemps. Et puis, un jour, dans un restaurant, Delphine a le coup de foudre : elle rencontre Jean Portal, un peintre qui vit à la campagne, retiré et serein, et ne se mêle aux milieux frelatés de fa capitale que pour asseoir sa réputation et gagner de l’argent. Il semble que le coup de foudre soit réciproque. Pendant des semaines, Jean Portal et Delphine vont jouer à cache-cache. Ils s’avoueront et vivront leur grand amour lors d’un séjour dans la maison de campagne de Jean. Pour Delphine, c’est peut-être une nouvelle existence qui commence, où le néant de ses activités actuelles et leur insupportable vanité vont se changer en équilibre et en maturité. Bien sûr, Delphine ne tarde pas à quitter la demeure de Jean ; sa vie sociale la reprend, mais elle jure qu’elle reviendra. En guise de promesse d’un avenir meilleur, elle avoue à Jean son vrai nom qu’elle avait tenu secret : Marie. Son mariage prochain avec Portal ne manquera pas de modifier radicalement son existence.[1]
Distribution 38
- Maurice RonetJean-Marc, couturier ami de Delphine

- Dany CarrelDelphine

- Paul GuersNorman, architecte en vue

- Frédéric de PasqualeJean, un peintre épris de Delphine

- Jacques Balutinle photographe travaillant avec Delphine

- Dominique Zardile philosophe de comptoir

- Jean-Pierre Jaubert

- Michel Duplaix

- Yves Gabrielli
- Monique Mélinandla mère de Marie devenue Delphine

- Betty Beckers

- Claudine Berg

- Danil’assistante de Delphine

- Jean Luisi

- Bernadette Robert

- Jacques Plée

- Clément Bairam
- Karin Petersen

- Nino FerrerLuc, un amant de Delphine

- Claude Ruben
- Jean-Daniel Sola
- Xanti Valio
- Michaël Ketcham
- Richard Villiers
- Raymond Danjou
- Dani Graulel’assistante de Delphine
- Inge Wissinger
- Chantal Laurentie
- Annie Nicolas
- Marie-Josèphe Lauretta
- Agneta van de Laar
- Marianna Falk
- Chantal Broquet

- Liliane Pavard
- Jacqueline Corot
- Anne Sellers
- Catherine Siriez
- Eliète Gensac
Équipe technique
- Réalisation
- Eric le Hung
- Scénario
- Eric le Hung, Jeanne Cressanges, Paul Gégauff
- Dialogues
- Paul Gégauff
- Image
- René Mathelin
- Musique
- Roland Vincent
- Montage
- Monique Isnardon, Robert Isnardon
- Décors
- Maurice Pétri
- Son
- Guy Villette
Sociétés
- Autre société de production
- Opera
Affiches 3
Photographies 13













Fiche technique
- Sortie en salle
- 19 février 1969[3]



