Cinéma Français

A la place de l’adaptation - bien trop chère - de « La Chartreuse de Parme », l’avare producteur (mais c’est un pléonasme) Rotberger propose à Manuel, jeune réalisateur génial (re-pléonasme), de tourner un porno. Mais, attention, pas le porno bête et vulgaire, un porno « de classe », inspiré par l’oeuvre d’un membre éminent de l’Académie des Affaires Culturelles et Catholiques, intitulée « Dialogues imaginaires entre le docteur Schweitzer, le père de Foucauld et Mermoz », le tout rebaptisé - il faut ce qu’il faut - « Il est moins une, docteur Sexe »! Peu enthousiaste mais très désargenté, Manuel s’attelle au projet. Lors du tournage, les incidents se multiplient : les décors s’avèrent ridicules, les figurants - dûment sélectionnés, pourtant - moins nombreux que prévu et la nourriture (par la faute de l’avarice de Rotberger) absolument immangeable. De plus, le chef-opérateur ne pense qu’à la bagatelle, la styliste se fait voler sa voiture emplie d’objet érotico-sado-masochistes et la « vedette », Bob Panzani, lorsqu’elle ne perd pas sa « jaquette » dentaire, se dispute férocement avec Barbi, sa partenaire détestée ! Manuel est saisi par l’angoisse : sa maîtresse menace de partir, sa fille, confiée à son ex-femme le temps d’un samedi, disparaît ; impossible de tourner la scène - indispensable - de bestialité ; l’orgie finale dégénère en désordre ; la publicité introduite par Rotberger modifie curieusement certaines séquences ; enfin, acteurs et techniciens menacent de faire grève… Après le dernier tour de manivelle, alors qu’il pense au « vrai » film qu’il va entreprendre, Manuel reçoit un appel de Rotberger l’informant que le projet inspiré de « La Chartreuse de Parme », légèrement modifié, est devenu « La Châtreuse de charme »…[1]

Distribution 56

Équipe technique

Sociétés

Photographies 13

Fiche technique

Sortie en salle
18 février 1976[2]
Couleur
Couleur[3]
Son
Sonore[4]
Visa d’exploitation
Interdit -13 ans[5]